PETITION : ALLOCATION DE DÉPENSES PERSONNELLES POUR PERSONNES EN RI

Les personnes hébergées en ressources intermédiaires continuent de s’appauvrir, elles n’ont pas accès à des augmentations significatives. Une pétition circule actuellement afin de demander une augmentation de leur allocation de dépenses personnelles.

Soyons solidaires de ces personnes hébergées en ressources intermédiaires, qu’elles soient autistes ou présentent un autre type de limitation, et signons la pétition afin que leur allocation de dépenses personnelles soit augmentée de façon significative :

PÉTITION EN LIGNE

PÉTITION VERSION PAPIER

VIDÉO EXPLICATIVE 

MERCI DE FAIRE CIRCULER LARGEMENT ET RAPIDEMENT. ÉCHÉANCE 18 FÉVRIER.

POLITIQUE DE LUTTE À LA MALTRAITANCE

À l’occasion de son assemblée générale, le comité a reçu madame Mélanie Dubé, Directrice au CISSSMO de la qualité, évaluation, performance, éthique, qui a présenté la politique  du CISSSMO sur la lutte à la maltraitance qui découle de la Loi sur la lutte à la maltraitance et concerne, en plus des personnes âgées, toutes les personnes vulnérables, y compris les personnes présentant une déficience intellectuelle ou de l’autisme.

Cette politique vise à s’assurer que ces personnes ne subissent pas d’abus ou de négligence, ne se font pas humilier ou bousculer, ou ne se voient pas privées des services requis, autant dans leur milieu résidentiel (RI-RTF) que dans les activités de jour ou les loisirs qu’elles fréquentent. Une personne n’a pas besoin d’être battue au point de devoir se rendre à l’hôpital pour subir de la maltraitance…

À titre d’exemple:

  • La personne dont vous êtes le proche aidant subit-elle des vols de vêtements à répétition;
  • Son apparence est-elle négligée faute de soutien pour exercer ses choix de vêtements;
  • S’occupe-t-on de lui brosser les dents régulièrement;
  • Voit-on correctement à son hygiène si elle ne peut le faire elle-même;
  • A-t-elle accès à un endroit où elle peut s’adonner à des activités en-dehors de sa chambre.

Il peut s’agir d’un manque dans la qualité des services pour lequel vous pouvez faire une plainte. Mais il peut aussi s’agir de maltraitance.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à prendre connaissance du document de présentation de Mme Dubé. En particulier son annexe 1 qui définit la terminologie sur la maltraitance en y associant  différents exemples.

SENSIBILISATION DES ÉLUS À LA LUTTE À LA PAUVRETÉ DES USAGERS

Notre infolettre  du 26 avril 2019 avait pour thème  «Sortir nos enfants de la pauvreté». Devant l’importance de ce sujet, le comité des usagers a décidé de transmettre à nos élus une copie de ces textes afin de les sensibiliser à cette problématique. Vous pourrez prendre connaissance de ce courrier en cliquant sur  le lien.

MÈRES EN DÉTRESSE

C’était vrai il y a vingt-cinq ans, ce l’est encore de nos jours, les mères exercent un rôle primordial auprès de leur enfant autiste, développant ainsi une expertise exceptionnelle tant pour les soins que pour les interventions comportementales.  Ce constat ressort très clairement des études qualitatives de la chercheuse Catherine Des Rivières-Pigeon de l’UQAM auprès de familles ayant un enfant autiste. 

Cependant, d’autres recherches et notre expérience auprès des familles démontrent que cette situation se retrouve chez les mères d’enfants autistes de tout âge, y compris à l’âge adulte. Mais cette charge émotive, souvent de longue durée, à son prix…

 Les articles ci-joints résument ses conclusions de madame Catherine Des Rivières-Pigeon.

COLLOQUE DE MARS 2019 – DOCUMENTS DE PRÉSENTATION ET DE RÉFÉRENCE

Info-lettre

Le 8 mai 2019

Le Comité-Colloque du 23 mars 2019 répond à un premier engagement pris lors de la journée du colloque en rendant disponible la présentation supportant les conférences de l’avant-midi sur l’organisation des services du réseau de la santé et des services sociaux en DI-TSA en Montérégie, ainsi que trois documents de référence soutenant la base de l’organisation de ces services.

La présentation et les documents de référence couvrent l’ensemble des services. Ils sont très volumineux.  Les informations qu’ils contiennent s’appliquent à plusieurs situations qui débordent probablement le contexte de votre propre réalité.

Nous vous suggérons d’utiliser ces documents en sélectionnant l’information qui vous concerne vraiment. Si nécessaire, n’imprimez que les pages qui vous intéressent.  Ils demeureront disponibles sur le site du Comité des usagers pour des consultations ultérieures. Vous pouvez aussi les télécharger pour vos dossiers.

  • Présentation sur l’organisation des services en déficience intellectuelle et en trouble du spectre de l’autisme, CISSS de la Montérégie-ouest, mars 2019. Cliquez ici pour la présentation.
  • Cadre de référence pour l’organisation des services en déficience physique, déficience intellectuelle et trouble du spectre de l’autisme, MSSS 2017. Cliquez ici pour ce document.
  • Plan d’accès aux services pour les personnes ayant une déficience, MSSS 2008.Cliquez ici pour ce document.
  • Plan d’action sur le trouble du spectre de l’autisme 2017-2022, MSSS 2017. Cliquez ici pour ce document.

Si vous avez des questions, vous pouvez en discuter avec votre intervenant ou nous les adresser par courriel.

Dans les prochains mois, nous préparerons les actes du colloque qui comprendront les contenus discutés en atelier dans l’après-midi. Nous vous aviserons lorsqu’ils seront disponibles.

En espérant que vous pourrez y trouver de l’information utile à votre situation.

SORTIR NOS FILS ET NOS FILLES DE LA PAUVRETÉ…

Quel beau projet!  Il y a près d’un an, nous assistions à une présentation du Ministère de la Santé et des Services sociaux portant sur la Lutte à la pauvreté et la façon dont y seraient inclus les usagers présentant une déficience intellectuelle ou de l’autisme et prestataires de la solidarité sociale.

Ainsi, le fonctionnaire nous annonçait que d’ici 2023, les prestations augmenteraient régulièrement pour arriver à terme à un revenu de base assuré.  À nos préoccupations devant l’imminence des élections, il répondait que le processus était suffisamment avancé pour ne pas en subir de conséquence…

Et pourtant!  Ceux et celles d’entre vous dont le fils ou la fille vit en ressource de type familial ou intermédiaire ont pu constater que cette augmentation annoncée par la Solidarité sociale en janvier 2019 était rattachée à celle de la pension prélevée pour les coûts de pension qui passaient de 747$ à 878$, et ce sans aucune assurance du moindre service ajouté.

Comme plusieurs autres à travers le Québec et comme les associations provinciales qui défendent les droits de nos usagers, notre comité réagit au fait que sous prétexte d’améliorer la condition financière de nos fils et de nos filles (avec une augmentation de 88$), on les appauvrit en augmentant de 131$le montant qui est prélevé dans leur compte de banque pour augmenter leur pension mensuelle.

D’un côté, un ministère veut les sortir de la pauvreté, de l’autre la RAMQ leur retire mensuellement plus que cette augmentation, leur refusant donc de bénéficier de cette prestation améliorée.  Au bout du compte, il s’agit d’un recul important pour eux. 

En même temps, on bonifie le revenu de « travail » auquel ils ont droit qui passe de 100$ à 200$ par mois sans diminuer leur prestation.  Mais bon nombre d’usagers ne touchent pas un tel revenu : ceux qui présentent une déficience plus importante n’y ont pas accès puisqu’ils n’ont pas la capacité de participer à des activités de « travail ».  Les laissera-t-on s’appauvrir de façon aussi honteuse à travers un exercice qui en apparence prétend les sortir de la pauvreté? 

Nous espérons que les ministères en question réviseront leur façon de traiter la situation des milliers d’adultes qui vivent dans des ressources et n’ont aucune autre source de revenus pour faire face aux dépenses courantes (transport, médicaments non couverts, vêtements, achats de lunettes, bris et perte de vêtements, loisirs, etc.). 

Pour l’instant, des parents nous ont informés des démarches qu’ils ont entreprises auprès de leurs députés et de la ministre McCann pour dénoncer la situation, des organismes de promotion d’envergure nationale aussi.  Le gouvernement se montrera-t-il ouvert à ne pas appauvrir indûment les usagers les plus démunis après avoir annoncé un projet de loi pour les sortir de la pauvreté?

 

Lucille Béliveau Bargiel, présidente